Le Who’s Who, c’est le « qui est qui »

Lorsque tu te désaltères n’oublie pas d’avoir une pensée pour la source

« Il fait toujours sombre au pied d’un grand phare « 
Hideyoshi Toyotomi – 1538 1598

Dans la pratique et la transmission de San Yiquan ou « Poing des Trois Un » il est de nombreux personnages auxquels nous faisons référence et qui appartiennent non seulement à la tradition de l’Ecole mais au patrimoine historique et culturel de la Chine.

Il s’agit donc de personnages réels ayant eu une influence sur l’histoire et la pensée de la Chine ou de personnages mythiques qui ont eu leur rôle dans la formation de cette histoire et de cette pensée et qui en représentent l’essence.

Nous vous proposons ici de les découvrir ou de mieux les connaître.

 

 

Retrouvez les ci-dessous :


Quelques figures des Grands Ancêtres


Et quelques ancêtres plus récents


 

 

Quelques figures des Grands Ancêtres !

Les Huit Immortels (Ba Xian ou Pa Hsien) du Panthéon Taoïste, ce sont :


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Cao Guojiu (Tsao Kuo Kieou) Oncle de l’Empereur des Song venu au Champ des Huit Trigrammes à Hangzhou siège de l’origine du Clan Wang de Yue. Il tient un sceptre de jade. Il représente la noblesse mais est aussi le « Patron » des acteurs et des bateleurs.Han Xiangzhi (Han Siang Seu) Neveu du lettré Han Yu, il tient une flûte et est le « Patron » des musiciens.He Xiangu (Ho Sien Kou) Ho, la demoiselle de Jade, représentée avec une fleur de lotus, « Patronne » des fleuristes.Lan Caihe (Lan Tsai Ho), mendiant chaussé d’une seule sandale et portant un panier de fleurs. « Patron » des mendiants et des poètes.

Lu Dongbin (Lu Tong Pin) Alchimiste taoïste et exorciste. « Patron » des redresseurs de torts.

Tiegai Li (Tie Kouai Li) Li à la béquille de fer, il porte une gourde d’immortalité. « Patron » des estropiés et des malchanceux.

Zhang Guolao (Tchang Kuo Lao) Maître taoîste, souvent monté sur un âne blanc et tenant une plume de phénix. « Patron » des écrivains et des calligraphes.

Zhongli Quan ou Han Zhongli (Han Tchong Li) . Porte un éventail qui soigne les malades et ranime les morts. « Patron » des mires, des pharmaciens, des médecins.


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Confucius alias Kong Fuzi ou Kongzi ou Kong Tzu – 551 478 Av. J.C.


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Il est très à la mode en ce moment : Cliquer ici « En toutes circonstances conformez vous aux circonstances en conservant votre rectitude ».San Yiquan, suivant le souhait de Wang Zemin, respecte le principe édicté par Wang Yangming « San Jian He Yi » (San Yi) « Les Trois enseignements – Confucianisme ; Bouddhisme ; Taoîsme – s’unissent (s’harmonisent en Un).Zheng Ming signifie à la fois « rectifier les noms » (rendre aux mots leur juste valeur) et « bon sens ».Il fait, simplement rétablir le bon sens !

Bon sang, mais c’est bien sur !

 

 

 

 

 

 

 


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Wong Tai Xin (Wang Taixin)


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Wong Tai Xin (Wang Taixin)L’Immortel Wang au Pin Rouge.Il a donné son nom au plus ancien temple et à tout un quartier de Hong Kong.La famille (Clan ou Jia ou Gar) Wang de Yue le revendique comme ancêtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Guan Yin alias Kuan Yin alias…


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Guan Yin alias Kuan Yin, Kan’non, Guanneeum, Avalokiteshvara, Quan Am, Fozu…etcIl s’agit d’un Bodhisatva ou bodhisattava d’origine Bouddhiste en Inde (Avalokiteshvara) et qui correspondrait à une des formes (Avatar) de Tara, qui s’est implanté dans tout l’Extrême Orient sous divers noms et sous diverses formes.Kwanon ou Kan’non au Japon, Guanseeum ou Guaneum en Corée, Quan Te Am ou Quan Am au Vietnam, Fozu (« Bouddha-Ancêtre ») à Taiwan.A l’origine il s’agit bel et bien d’une divinité androgyne qui a été peu à peu féminisée et qui s’est assimilée à diverses divinités locales.

Elle est désormais connue comme « Déesse de la Bonté et de la Miséricorde » à laquelle on a même consacré un thé (Tie Guanyin – Fer de Guanyin) en Chine.

Pourquoi placer Guanyin dans le Who’s Who de San Yiquan ?

Simplement parce qu’il s’agit très visiblement, du moins en Chine, de la capacité de faire en sorte que Taoïsme et Bouddhisme cohabitent harmonieusement. J’aurais pu utiliser, également, la représentation d’un personnage originellement taoïste, Pou Sao, alias le « Poussah », qui est devenu tranquillement le « Happy Bouddha », alias Pusa (Bodhisattava) Meitraya. Mais on m’aurait accusé de faire de la publicité pour un certain embonpoint de bon aloi qui, actuellement, est mal considéré par le milieu médical.

Il faut « faire du Qigong » et ressembler à un culturiste Turc pour motiver les magasines féminins spécialisés dans le bien-être et la bonne santé. Donc j’ai préféré couper court aux polémiques sur les gras polysaturés ou insaturés et utiliser, par ce faire, Guan Yin qui, on le remarquera sur cette estampe de la Dynastie des Song, a encore des moustaches.

Guan Yin représente donc, en quelque sorte, la part du Taoïsme qui subsiste dans le Bouddhisme ou vice-versa. Et le Confucianisme consiste à « rendre à César ce qui lui appartient et à chacun ce qui lui est du ». Donc en une certaine équité (Yi) que certains persistent toujours à traduire par justice. Or l’équité est ce qui est droit alors que la justice penche toujours d’un côté. Clémenceau rappelait lui-même que « La justice est au droit ce que l’amour est au bordel ».

Guan Yin se situant parfaitement entre féminin et masculin, entre taoïsme et bouddhisme semble être modèle d’équité donc de confucianisme. C’est, en quelque sorte « San Jiao He Yi » Les Trois Enseignements d’harmonisent en Un. Guan Yin, sous sa forme la plus féminine, est très souvent utilisée en Extrême-Orient pour représenter la Vierge Marie. Le syncrétisme populaire est toujours bien vivant.


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Shennong ou Shen Nong


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Shennong ou Shen Nong, initiateur de la théorie des « Cinq Eléments » (Wuxing).

Il fut le premier qui classifia les plantes suivant leur saveur et leur texture et fut donc celui qui utilisa les « cinq aliments » a des fins thérapeutiques. Il fait partie des Trois Augustes.

On lui attribue en Chine de nombreuses inventions comme la houe, la roue, l’irrigation.

Il est donc le « Patron » de celles et ceux qui utilisent encore le principe des « Cinq Eléments »

Eau, Bois, Feu, Terre, Métal.


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Cang Jie ou Tsang Chieh.


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Cang Jie ou Tsang Chieh.

Il est à la fois le précepteur et le ministre de l’Empereur Jaune et celui qui est donné comme l’inventeur des caractères chinois et des symboles.

Son regard pénétrant lui permet d’explorer le passé et le futur.

 

 

 

 


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Huand Di ou Wang Ti :L’Empereur Jaune


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Huand Di ou Wang TiL’Empereur Jaune – 2697 2598 Av. J.C.C’est le Premier Empereur qui, selon les Chinois, inventa à peu près tout dont l’écriture (aidé par Cang Jie !), l’acupuncture, les Arts Martiaux pour vaincre son rival Chi You, le calendrier chinois et les figures zodiacales animales…Il fait également de vastes recherches sur l’alchimie et les pratiques de longue vie (Yangshen).

 

 

 

 

 


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Qin Shi Huand Di : L’Empereur Jaune ( v2 )


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Qin Shi Huand DiL’Empereur Jaune (289 210 Av. J.C.).C’est « l’autre » Empereur Jaune, celui du mausolée et qui fut Roi de Qin (Tchin), royaume qui donna son nom à la Chine.Les Chinois adorent entretenir une sérieuse confusion entre les deux empereurs. C’est par exemple celui-là qui fut à l’origine de la rédaction du « Wang Ti Nei Jing Suwen » ou « Canon de la Médecine Interne de l’Empereur Jaune » qui sert toujours de texte fondamental, de bible, à l’acupuncture.Donc deux siècles avant notre ère.Ce qui est déjà pas mal. Mais les petits malins font remonter l’acupuncture au premier Empereur jaune soit deux mille cinq cents ans avant notre ère, ce qui est mieux !

Quang on attribue quelque chose à L’Empereur Jaune, il conviendrait avant tout de demander « Lequel ? ».

 

 


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Laozi ou Lao Tzeu


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Laozi ou Lao Tzeulittéralement « Vieux bébé » qui resta, paraît il, quatre vingt ans dans le ventre de sa mère qui bénéficiait donc d’une santé et d’une longévité peu commune.Il est donné pour le rédacteur du Daodejing (Tao Te King) ou « Traité de l’efficacité de la Voie » dont « Traité qui rend la voie plus efficace encore » puisqu’il s’agit de la vertu en tant qu’efficace, comme de la vertu d’une plante médicinale et non pas d’une quelconque morale bêtifiante.Il est donné comme le « père du taoïsme » alors qu’il se borne à relater ce que « les taoistes font de tous temps » (Ceux qui de tous temps pratiquent la Voie).Comme Confucius il n’invente rien, n’ajoute rien, ne retire rien mais organise, met de l’ordre.

 

 

 

 

 

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Zhuangzi ou Tchouang Tseu


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Zhuangzi ou Tchouang TseuTaoïste et néanmoins humaniste de la période des Royaumes Combattants (vers 400 Av. J.C.).Auteur du « Classique Véritable du Sud ».Décrit non sans un certain humour, parfois féroce, (le chirurgien qui lèche consciencieusement les hémorroïdes d’un prince…le coup des singes qui se font arnaquer…) les désordres de la société « du ciel postérieur » donc telle qu’elle est et propose un « ordre du Ciel Antérieur » telle qu’elle n’aurais jamais du cesser d’être.Il est plus accessible que Laozi qui demeure quand même assez ésotérique.


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Liezi ou Lie Tseu


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Liezi ou Lie Tseu : Auteur du « Vrai Classique du Vide Parfait » qu’on donne également comme un texte fondateur du taoïsme.Avec Laozi et Zhuangzi c’est le « troisième compère ».Il évolue à la fois dans un monde merveilleux et pragmatique auquel il confère une certaine réalité.Il décrit, par exemple, les différents stages de la création du « monde », ce qui peut s’ apparenter à une « genèse » très proche de la vision actuelle de certains astrophysiciens.(Non Faite, Grande Unité, Grande Origine, Grand Commencement, Grand Faite, Grand Flux…).Génération qui fut, ensuite reprise dans le chapitre VII du Wainanzi (Houai Na Tseu) et dans les pratiques d’alchimie interne (Neidangong).

 

 

 

 

 


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Xin Zhui Duchesse ou Marquise de Dai


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Xin Zhui Duchesse ou Marquise de DaiEpouse du Premier Ministre du Roi de Qin qui fut inhumée aux environs de 185 Av. J.C. dans la tombe N°3 de Mawangdui près de Shangcha.Parfaitement conservée dans sa tombe qui renfermait de nombreux objets, témoignages des arts et lettres ainsi que des sciences de l’époque.Particulièrement la fameuse bannière mortuaire décrivant le cheminement de son Shen (âme ou Esprit) dans divers niveaux de conscience ainsi qu’un rouleau de soie décrivant la pratique du Tao-Yin ou Daoyin, la gymnastique énergétique que l’on nomme actuellement Qigong.

Dans un couffin placé dans la nombreuse pharmacopée présente les archéologues découvrirent des reproductions en bois de cornes de rhinocéros avec un mot de l’intendant de la Duchesse.

« Madame la Duchesse m’a prié de remplacer les cornes de rhinocéros par des reproductions en bois car elle trouve inconvenant de tuer d’aussi nobles animaux pour soigner des maladies aussi vulgaires ». La corne de rhinocéros était censée venir à bout des problèmes de manque d’érection !

On trouva également dans la tombe tout un grand repas avec les recettes, de multiples ouvrages dont deux versions anciennes du Yijing, un traité sur la morpho-physionomies des chevaux, un traité de la chambre à coucher, un traité sur les nuages et diverses cartes de la terre et du ciel et des objets réalisés par les meilleurs artisans de l’époque.

Comme si ce témoignage exceptionnel était destiné à être découvert et à attester du niveau atteint par la civilisation de l’époque.

Probablement que la marquise pensait que les « scientifiques » qui la découvriraient dans ce parfait état de conservation, pourraient la ramener à la vie. Mais elle se retrouva disséquée et mise en morceaux dans des bocaux. On l’a probablement découverte un peu trop tôt.


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Wang Pi ou Wang Fusi


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Wang Pi ou Wang Fusi – 226 249Fondateur de l’Ecole du Mystère (Xuanxue) et que l’on donne (encore !) comme l’un des pères du « néotaoïsme » bien qu’il ait passé une bonne partie de son temps à étudier et à commenter Confucius !Les rigoristes du confucianisme ne lui pardonneront jamais d’avoir expliqué simplement : »Toute la doctrine du Maître Kong (Confucius) tient en deux caractères Zhong et Shu et en rien d’autre.Zhong c’est s’élever au plus haut de soi-même et Shu c’est se porter vers les autres.

Tout le reste n’est que laçage de sandales (donc rituels) ».

Il fallait oser le dire. Mais qui prétendrait le contraire ?

Concernant l’influence de Confucius sur le Yijing (Yi King) (Livre des changements) il ajoute « Le Maître Kong découvrit cet ouvrage à un âge assez avancé. Il en fut tellement motivé que trois fois il rompit les lacets de cuir (Wei) qui reliaient les plaques de bambou. Il ne rédigea rien, n’ajouta rien, ne retrancha rien mais il se borna à remettre de l’ordre ».

Donc son ordre. Il semble donc , selon Wang Pi, que l’ordre actuel des Hexagrammes est du à Confucius mais qu’il s’est bien gardé de ne pas toucher ni les images (Xiang) ni les textes. Pourquoi ne le dit-on pas ?

Wang Pi le dit et même l’affirme.


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Bodhidarma


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Bodhidarma, alias Potitamo, Tamo, Damo, Daruma, Bodhidaruma, Devanagari (sanscrit) : 502-557.Il est donné comme le fils du Roi de Sughanda, vingt septième descendant du Bouddha, et est donc le vingt huitième Patriarche qui se donna comme mission de venir convertir l’Empereur de Chine Leung Wudi au Bouddhisme véritable qui consistait à s’asseoir et à méditer, donc à « agir centré ».L’Empereur prétendit avoir crée soixante monastères et Bodhidharma lui répondit « spéculation immobilière » ce qui mit l’empereur en rage.Bodhidharma se réfugia donc au déjà fameux Monastère de Shaolin (Shaolin Shi) où il s’agenouilla face à une muraille et médita neuf ans.Puis il subit l’Illumination et comprit le langage des fourmis et des oiseaux.

Il décida de faire partager cette illumination aux moines mais se rendit compte qu’ils en étaient incapables. Il mit au point une forme gymnique et énergétique le « Yijinjing Xisuijing » (Nettoyage muscles et tendons purification moelle et quintessence – et non sinus ) qui devait leur permettre de s’asseoir en paix.

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Il repartit d’où il était venu, traversant le fleuve sur une branche de roseau.Par la suite les moines inventèrent le double coup de pied retourné volant et Bodhidharma est donc considéré comme l’inventeur des « zarmartio ».En attendant les Chinois découvrirent une forme très dépouillée de Bouddhisme (Dhyana, Chan devenu le Son puis le Zen) il y a plus de mille cinq cents ans.Et ils comprennent mal pourquoi on tente, sans trop y comprendre grand chose, de leur imposer à nouveau une forme de Bouddhisme venue d’ailleurs et visiblement très compliquée.Mais passons. Comme on le constate il n’est pas trop chinois ! Donc il n’est pas trop besoin d’être Chinois pour comprendre et pour se réaliser.

Le très chinois « C’est très compliqué et vous ne pourriez pas comprendre » n’est pas un argument recevable.

 

 

 


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Guan Yu (Kuan Yu – Yunchang )


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Guan Yu (Kuan Yu – Yunchang ) 160 219Héros des Trois Royaumes connu pour son indéfectible loyauté et pour son courage à toute épreuve.Il est armé de sa très fameuse hallebarde de Guan « Hallebarde arc-en-ciel aux Huit Reflets » et qui, suivant un historien chinois, pesait 20 kg. Rien de moins.Il est le protecteur des pratiquants, des enseignants et des Guan (Kwoon ou Dojo au Japon) mais aussi des mandarins lettrés et des mandarins militaires.Il protège les maisons des intrusions et les restaurants des mauvais payeurs. Il est dont très souvent présent en figurine auqual on consacre un autel. Il doit regarder vers la porte d’entrée ou vers ce qu’il convient de protéger.Son défaut, ,évidemment, est de se mettre en colère et dans ce cas son visage qui est rouge devient cramoisi et sa voix fait trembler les murs.Précisons qu’il a un sacré coup de fourchette et qu’entre deux batailles il était, simplement, maître d’école ce qui, quand même, le rend assez attachant.

 

 

 

 


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Yue Fei ou Yao Fei


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Yue Fei ou Yao Fei – 1103 1142Célèbre général chinois « Protecteur des Frontières du Nord » qui fut, lorsqu’il était enfant « recueilli et adopté » par le Seigneur du Clan Wang de Yue près du Lac de l’Ouest à Hangzhou et qui devint un héros célèbre dont le tombeau est toujours très visité.Il est l’initiateur du Xingyiquan puisqu’il imagina une forme de combat à main nue à partir de la pratique de la lance à crocher (Yue Fei Gulianjiang) qui est transmise au sein du Clan Yue et du Clan Wanf=g de Yue.Sur la tombe du Guo Yunshen à Shenzhou il est fait mention à ce sujet du « Liuheyiquan » (Liu Ho i Chuan) donc du « Poing de l’Intention et des Six ,Harmonies » qui est à l’origine directe du Xingyiquan.

Il faut donc affirmer que c’est Yue Fei lui-même qui utilisa le terme Yiquan (I Chuan) qui fut repris par Li Laoneng puis par Wang Xiangzhai après 1949.

La transmission de la « Lance à crochet de Yue Fei » au travers du « Bâton de l’Interne » (Nei Gun ou Nei Kwon) s’effectue toujours au sein de San Yiquan ainsi que la jonction entre cette forme d’arme et le « Poing des Cinq Eléments » transmis par Guo Yunshen.

C’est l’important héritage historique et culturel du Clan Wang de Yue transmis à Georges Charles par Wang Zemin.


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Zhang Sanfeng ou Chan San Feng


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Zhang Sanfeng ou Chan San Fengle « Maître des Trois Pics »Il s’agit d’un ermite qui aurait vécu sur le Mont Wudang sous la dynastie des Song et qui aurait plus ou moins codifié une pratique de l’art du combat dite « interne » (Neijia) qui serait l’ancêtre commun du Taijiquan, du Xingyiquan et du Baguazhang.Son précepte essentiel, on dirait actuellement « son projet », est « L’art du Poing (Quanfa) doit servir à prolonger la vie (Yangsheng), à la protéger, et non à la raccourcir prématurément ».Que dire de plus ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Wang Yangming ou Wang Shuren (Wang Yang Ming)


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Wang Yangming ou Wang Shuren (Wang Yang Ming) 1472 1529Philosophe et homme d’action de la Dynastie Ming chargé en tant que Mandarin Militaire de réprimer les révoltes paysannes et populaires ce qu’il fit avec une grande efficacité.Mais il n’en restait pas là et souhaitait savoir pourquoi ces révoltes avaient eu lieu recherchant les responsables de la colère qui était à l’origine de la révolte.Et, remontant la filière, il mettait en examen les personnages, souvent importants,qui avaient ;engendré cette situation.

Jusqu’à un des Grands ;Eunuques de la Cour Impériale qu’il fit jeter en ;prison.

Ce qui lui valut, on s’en doute, de multiples ennuis avec sa hiérarchie !

Il envoya une supplique à l’Empereur intitulée « Non à la petite boutique de Confucius » où il accusait les politiciens d’utiliser les préceptes, tronquée, du Maître Kong, pour mieux asservir le peuple.

Il fut condamné à cinq années d’exil dans le nord de la Chine. Il initia l’Ecole de la Pureté du Coeur (Xinxue) considéré comme une « tendance idéaliste » du Confucianiste et fut, évidemment, considéré par les occidentaux comme un « néo-confucianiste ».

Son credo était pourtant « San Jiao He Yi » : « Les trois enseignements (Confucianisme, Bouddhisme,
Taoïsme) s’unissent (s’harmonisent) en Un ».

Wang Yangming est l’un des ancêtres prestigieux de Wang Zemin qui fut accusé de prolonger son enseignement et fut contraint de quitter la Chine.

On assiste actuellement à la réhabilitation de Wang Yangming qui est donné comme un exemple de probité.

Il ne faut pas le limiter à quelques adages mais ils valent d’être cités ! « Agir est facile » ; « Dans le doute agis » ; « Dans certaines circonstances ne rien faire c’est déjà agir » ; « Enseignement et action ne peuvent faire qu’un il n’y a pas d’enseignement sans action » ; « Chercher à comprendre c’est déjà contester » ; « La petite boutique de Confucius » …

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Wang Yangming et la « rectitude » (Zheng)Wang Yangming, homme d’action, résistant aux Eunuques rendus furieux par ses enquêtes sur leurs multiples malversations dont les populations étaient victimes.Il se défendit comme un beau diable mais devant le nombre fut contraint de se replier.Il leur échappera en se jetant dans une rivière après avoir jeté ses habits au fil de l’eau.Ils présumèrent qu’il s’était donc noyé. Il en retirera une pneumonie de laquelle il ne se remit jamais. Mais il ne lâcha pas les Eunuques dont plusieurs finirent leurs jours en prison.

 

 

 


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Chen Wangting (Chen Zou Ting)


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Chen Wangting (Chen Zou Ting)1600 1680 ou 1587 1664Mandarin versé dans la littérature, la médecine, les arts chevaleresques et né à Chenjiagou dans le Henan.Il fut celui qui aurait codifié le Taijiquan du Clan Chen (Lao Chenjia Taijiquan).Je l’ai cité dans la préface de « Exercices de Santé du Kung-Fu » (Albin Michel) 1983. »Dans les moments de tristesse je m’exerce à la boxe (art du poing Quanfa). Au temps des occupations je travaille aux champs. Pendant mes loisirs j’enseigne à quelques disciples l’art de devenir des tigres et des dragon et d’agir à leur guise »

Que dire de plus ?

 

 

 

 

 


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• Et quelques ancêtres plus récents

Li Luoneng ou Li Neng Jan


a_steles-Li-LaonengMémorial à la mémoire de Li Laoneng (Li Luoneng ou Li Neng Jan) 1783 1867 A Shenzhou dans le Hebei. Il fut l’initiateur de la branche du Hebei du Xingyiquan et nomma son Ecole Yiquan (I Chuan) « Poing de l’Intention ».Il représente donc la première Génération de cette branche dite « évolutive » ou « naturelle » (Ziran Men).

 

 

 

 

 

 

 

 


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Guo Yunshen ou Kun Yun Shen


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Guo Yunshen ou Kun Yun Shen(Ku Yun Jeong ou Fo Jun Sha)1822 1902Estampage de sa pierre tombale. »La Paume divine » ou plus littéralement « la Paume Assassine du Bouddha ».Il fut l’un des disciples les plus connus de Li Laoneng et réputé pour sa paume dévastatrice qui lui coûta trois années de prison après qu’il eut tué un de ses élèves, le fils d’un riche commerçant, qui l’avait attaqué par surprise pour le tester.

Il s’opposa pendant trois jours entiers, dit-on, à Dong Haiquan (Tung Hai Chuan) le fondateur du Baguazhang (Pa Kua Chang – La Paume des Huit Trigrammes ) sans pouvoir le vaincre.

« Li m’a enseigné l’art de la ligne droite, Dong (Haiquan) m’a fait découvrir le cercle, la prison a renforcé le statique et les Taoïstes m’ont fait percevoir la liberté (spontanéité)  » disait-il.

Il fut le fondateur du Wuxingquan « Poing des Cinq Eléments » du Xingyiquan et se référait souvent à Yue Fei. Son fils enseigna à Wang Yufang, la fille de Wang Xiangzhai, et à Wang Zemin les formes liées au Daoyin Fa.

Mais en présence de Wang Xiangzhai il ne fallait pas évoquer ce fait.


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Gu Ruzhang


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Gu Ruzhang – 1894 1952Aussi nommé la « Paume de la limaille de fer » ou « Paume de fer » ou « Paume Divine » il s’agit d’un Maître des Boxes du Nord mais également du Xingyiquan.Son nom en cantonnais, proche de celui de Guo Yunshen, ainsi que son surnom de « Paume divine » a été à l’origine d’un quiproquo donc d’une confusion entre les deux personnages, également respectables.cliquer ici

Nous avons décidé, après l’avoir honoré plus de tente ans de l’inviter parmi les Maîtres Fondateurs de San Yiquan.

Honni soit qui mal y pense.

 

 

 

 


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Wang Xiangzhai (Wang Yu Seng)


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Wang Xiangzhai (Wang Yu Seng)1885 1863Disciple de Guo Yunshen il prit tout d’abord pour le nom de son Ecole Dachengquan (Ta Tcheng Chuan ou Poing du Grand Dénouement (achèvement ou ccomplissement (sic)).Puis après 1949 il reprit Yiquan (I Chuan) le nom donné au Xingyiquan du Henan par Li Laoneng le Maître de Guo Yunshen.

Il eut une vingtaine de disciples avant 1949 et quelques centaines après 1949 où il enseigna très officiellement aux Membres du Parti. Il est enterré au très officiel « cimetières des Collines Parfumées » où sont enterrées les personnalités. cliquer ici

Il eut comme disciple de 1939 à 1949 Wang Zemin dont le nom est gravé sur la tombe. Il représente la troisième génération des Successeurs de Lia Laoneng.


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Yip Man (Yip Kai Man – Ye Wen )


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Yip Man (Yip Kai Man – Ye Wen )1893 1972C’est le Shefu de Wing Chun (Wing Tsun, Yongchun) le plus connu, disciple de Chan Wah Chun, il eut à son tour comme disciples Tang Sang, Li Xiaolung alias Bruce Lee, Liang Ting alias Leung Ting, Cheung Cheuk Hing alias William Cheung, Wong Tse Ming alias Wang Zemin qui transmit son enseignement à Cha Lishi alias Georges Charles.Wang Zemin (1909 2002) est répertorié comme disciple de Yip Man entre 1965 et 1972.C’est ce qu’attestent les documents de cette école légués par Yip Man à ses fils.

http://www.hkwingchununion.org/en/wingchun/history/

 

 

 

 

 


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Huang Feihung ou Wang Fei Hung


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Huang Feihung ou Wang Fei Hung1847 1924Médecin et Shefu du Hung Gar qui fut le Maître de Lam Sai Wing alias Lin Shirong (voir plus bas) et qui lui transmit le « Poing du Tigre et de la Grue » (He Re Chuang Xin Quan ou Fu Hok Sheun Yin Chuan) toujours transmis sous sa forme originelle au sein de l’Ecole San Yiquan.On notera que sur ce livre d’époque (collection privée GC) il ne ressemble pas trop à Jet Li.

 

 

 

 

 

 

 

 


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Lin Shirong ou Lam Sai Wing


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Lin Shirong ou Lam Sai Wing1860 1943Surnommé le « Boucher Volant » c’est l’ un des disciples les plus connus de Wong Fei Hung.Il fut le Maître de Chan Hon Cheung (Zhan Honchung) de l’Ecole Hung Gar (Hongjiaquan) qui reconnut Georges Charles comme « Shefu of Hung Gar ».La forme du « Tigre et de la Grue » transmise au sein de San Yiquan est plus proche de celle de Lam Sai Wing que de celle,
simplifiée, de Chan Hon Chung.

 

 

 

 

 

 


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Yuan Yixi ou Yuen Yik Kai


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Yuan Yixi ou Yuen Yik Kai1909 1983Shefu du Honjiaquan ou Hung Gar Chuan.Disciple de Yeung Shut Fu lui même disciple de Fu Liu Min il était originaire de Lau Pha Shan dans le Guangdong.Considéré comme le Patriarche du Shaolin du Sud (Nan Shaolin Shi Quan) il dut prendre sa retraite car considéré par les autorités anglaises de Hong Kong comme appartenant aux Hung, donc à la Triade.

Il fut remplacé par le Shefu Chan Hon Chung.

Il transmit à Georges Charles en présence de Chan Hon Chung le « Yiyinjing Xisuijing » (Nettoyage muscles et tendons Purification moelles quintessence) de la tradition du Shaolin du Sud ainsi que les Wulungquan ‘Wou Long Chuan) ou « Cinq Poings Dragons » de cette même tradition.

Ceci grâce à une lettre d’introduction et de recommandation de Wang Zemin qui semblait bien le connaître.

 


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Chan Hon Chung


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Chan Hon Chung(Zhan Honchung ou Chan Hon Cheung)1909 1991Patriarche du Honjiaquan ou Hung Gar Chuan du Shaolin du Sud. Président de la HKCMAAL (Ho,ng Kong Chinese Martial Arts Association).Disciple de Lin Shirong (Lam Sai Wing alias « le boucher volant ») lui même disciple de Wong Fei Hung (Wang Feihong).Il enseigna à Georges Charles plusieurs formes de Hung Gar entre 1973 et 1977 lors de plusieurs séjours de ce dernier à Hong Kong.Il lui remit l’attestation d’Enseignant (Shefu) de Hung Gar et d’enseignant en titre de la HKCMAAL en présence de Tang Sang.

 

 

 

 


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Wang Zemin


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Wang Zemin(Wang Tse Ming ; Wong tse Ming, Wong Tsö Ming, Tai Ming Wong, Wong Taiming…)1909 2002Issu d’une grande famille (Clan) de Hangzhou, homme d’affaire avisé, il fut disciple de Wang Xiangzhai et de Yip Man et considéré comme un « initié taoïste » par le Maître Shen Dianshi (Shen Tian Shi)il enseigna à Georges Charles de 1970 à 1979 et lui légua la succession de son Ecole le Lianhuanquan (Lien Huan Chuan) qui devint alors, suivant la tradition confucéenne reprise par Li Laoneng, San Yiquan (San I Chuan).Il représente la quatrième génération des successeurs de Li Laoneng et son nom figure bien sur la tombe de Wang Xiangzhaien tant que disciple de celui-ci.

L’ordre de succession officiel consigné sur le Mémorial de Shenzhou est le suivant pour cette branche : Li Laoneng ; Guo Yunshen ; Wang Xiangzhai ; Wang Zemin et Georges Charles qui représente désormais la cinquième génération.

Wang Zemin (Wong Tse Ming en cantonnais) fut également l’un des disciples reconnus de Yip Man entre 1965 et 1972, c’est ce qui est officiellement inscrit dans les archives de l’Ecole de Yip Man.

Ce qui valut à Georges Charles d’être reçu à Hong Kong par Tang Sang et Leung Ting. Wang Zemin était un passionné qui avait les moyens matériels, physiques et intellectuels et probablement spirituels ce qui lui valut d’étudier, de pratiquer et de maîtriser plusieurs Ecoles d’Interne et d’Externe puisqu’il transmettait :

• le « Poing de la Mante Religieuse des Sept Etoiles du Nord » dans une forme issue de son Clan, particulièrement les formes d’armes.

• Il transmettait également le Wing Chun et le Hung Gar dans les formes Externes.

• Ainsi que le Xingyiquan de la branche du Hebei sous le nom d’Ecole de Lianhuanquan (Lien Huan Chuan – Poing des Engendrements Circulaires) directement lié au Yiquan de Wang Xiangzhai mais surtout au Wuxingquan de Guo Yunshen.

• Egalement la « forme de la lance fondue à un crochet de Yue Fei » (Yue Fei Gulianjiang) transmise au sein des Clans Yue et Wang de Yue.

• Ainsi que le Daoyin du Lingbaoming (Lingbaoming Shao Dan Pai Daoyin Fa). Ce qui lui permit d’opérer une synthèse tout en conservant les particularités des diverses Ecoles et de la transmettre à Georges Charles qui, à son tour, la transmet au sein de San Yiquan.

Si Wang Zemin avait décidé de se limiter à l’une ou à l’autre de ces écoles et d’en devenir enseignant professionnel, donc d’en tirer profit, il serait probablement beaucoup plus connu et reconnu qu’il ne l’est. Mais il avait fait un autre choix. Cela peut, au moins, être respecté.


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Sawai Kenichi


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Sawai Kenichi1903 1988Le seul élève Japonais de Wang Xiangzhai, fondateur du Taikiken.Co-disciple avec Wang Zemin sous la direction de Wang Xiangzhai ils échangèrent plusieurs techniques.Kenichi Sawai initia Wang à l’art du Iaido (dégainer du sabre japonais) et du Judo avec, notamment, les Katas supérieurs comme Itsutsu No Kata et Koshiki No Kata.

Ils demeurèrent en bonne relation jusqu’au dècès de Sawai intervenu en 1988.

 

 

whoswhi_Sawai_Kennichi2Kenichi Sawai dans la « Posture de l’Arbre » ou Ritsu Zen (Zen actif ou Zen debout).Pour la petite histoire il convient de noter que Wang Zemin, Chan Hon Chung et Yuen Yik Kai sont nés en 1909.

 

 

 

 

 

 

 


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