Ecole d’Aïkido de Sumikiri

Éducation physique, mentale et spirituelle, l’Art de l’Aïkido de Sumikiri permet de maîtriser la véritable cause de l’agressivité, la peur des autres et de soi-même, par la métamorphose de la violence en soi. Il s’agit de la rééducation de l’esprit par la pratique de l’Aïkido, dans un esprit de non-violence, de non-opposition avec l’autre et de compassion pour tous les êtres vivants.

L’art de l’Aïkido de Sumikiri a pour but d’éveiller le maître intérieur en nous, loin des bruits et des vanités du monde.

L’Ecole d’Aïkido de Sumikiri a été fondée en 1986 par Jean Daniel CAUHEPE, son épouse et un groupe d’élèves, Alain DIOT, Jean-François BOBILLIER, Philippe CHARDONNIERAS, Christian LAURENTI, Jean-Luc MALOT et Serge SCOTTI. Elle fonctionna de façon informelle et sera officialisée sous forme d’association en 1995. Les séminaires d’été donnés sous la direction de Jean-Daniel à partir de 1998 ont été l’occasion d’approfondir l’Art d’Ô Sensei et de cheminer sur la Voie, selon le concept de Non-Violence et de Non-Agir qui a permis à Morihei Ueshiba de concevoir l’Aïkido de Sumikiri puis le Shobu Aïki : « Budo créateur de Sagesse, de discernement et de Paix. »

Jean-Daniel Cauhépé s’en est allé le 7 juillet 2013, en souhaitant que ses élèves empruntent la Voie qu’il a ouverte et parcourue avec ardeur. C’est cet enseignement que nous, ses élèves perpétuons au sein de l’École.

Notre École compte parmi ses enseignants plusieurs élèves directs d’Uchideshi (nom donné aux élèves directs de Moriheï UESHIBA).

Kaïden Année de début A.Nocquet H.Kobayashi K.Toheï J.D Cauhépé
Christian Laurenti 1996 1965 uke uke uke uke
Serge Scotti 2000 1975 uke élève uke
Fabienne Greuillet 2011 1964 élève élève
Gérard Vaussenat 2011 1981 élève uke
Christian Euzet 2015 1970 élève élève
Philippe Chardonniéras 2018 1979 élève uke
Olivier Pichaud 2018 1996 uke
Alain Diot 2019 1975 uke

 

 

Liens

Notre site  : http://www.sumikiri.com

Nos dojos : http://www.sumikiri.com/classic/dojos.htm

 

Jean Daniel CAUHEPE par Georges Charles

Emission « La tête et les jambes » 1964 au Mont Saint Michel

De gauche à droite : André Nocquet, Dominique Balta, Jean Daniel Cauhépé. La photo a été prise le 29 septembre 1964 au Mont Saint Michel à l’occasion de la Fête des Parachutistes.

Jean Daniel Cauhépé est, en effet, Officier de Parachutistes et, non content de « sauter sur le Mont » en parachute le matin, il participait l’après-midi à une démonstration d’Aïkido effectuée sur le sable de la baie pour l’émission de télévision « La tête et les jambes ». Jean Daniel Cauhépé, à la même époque, pratiquait également le Karatedo, ou Karaté (avec l’accent !) à la Montagne Sainte Geneviève sous la direction de Henry Plée qui lui avait demandé d’être le Sempaï d’un jeune garçon, Georges Charles. C’est donc lui qui lui enseigna comment saluer le Kamiza en rentrant dans le Dojo, comment bien nouer la ceinture, comment plier le karategi, comment balayer le Dojo avant de quitter celui-ci…et qui lui a donné le sens du Rituel dans la pratique du Budo.

Georges Charles a donc toujours l’honneur de se considérer, à tort ou à raison, comme le Kyohai de Jean Daniel Cauhépé dans l’Art Chevaleresque et avait, depuis très longtemps déjà, le privillège de le tutoyer en tant qu’Ami.

Georges Charles fut également l’élève de Dominique Balta, présent sur le photo du Mont Saint Michel, de 1966 à 1973.

Le même Jean Daniel Cauhépé une cinquantaine d’années plus tard. La passion ne l’a jamais quitté.

Au travers de nombreux ouvrages Jean Daniel Cauhépé a souhaité construire un pont entre les pratiques initiatiques orientales, ou d’Extrême-Orient, et les pratiques initiatiques occidentales mais surtout de faire découvrir la sagesse, la non violence, la bienveillance dans l’esprit du Budô authentique qu’il transmettait.

Il était particulièrement attaché à la “métamorphose de la violence” ou “Boryoku no Hembo” qui, comme un action alchimique, permet de transmutter ce qu’il y a de plus grossier en l’homme, la violence, vers ce qui est le plus subtil, la bienveillance.

Jean Daniel Cauhépé était également un praticien accompli des pratiques taoïstes et de l’Alchimie Interne (Neidangong) et passionné de symbolisme. Il s’est éteint, en souriant, le 7 juillet 2013.