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Convention des Arts Classiques du Tao à Monteton

les 15 et 16 octobre 2016 :

Il s’agit de la vingt troisième Convention, la première ayant eu lieu en mars 1993 à La Cazine dans la Creuse.
Cette année nous sommes invités par l’Association ARTAO de M. Thierry Borderie qui est l’un des Membres Fondateurs de la Convention et qui était présent à sa constitution.

Chaque année, en effet, nous effectuons, en quelque sorte, un « tour de France » des Régions pour nous retrouver dans un cadre propice à notre réunion. Cette année c’est le Chateau de Monteton, classé Monument Historique, et qui date du XIIe siècle.  C’est un cadre plus que favorable aux Arts Chevaleresques ou « Arts du Brave » tels que le définissent les caractères classiques chinois (Wushu) et japonais (Bujutsu puis Budo). Le terme « martial » nous ayant été refilé, entre-autres, par les Amis-Requins, pardon, les Américains, en relation avec Mars, le dieu romain de la guerre (Arès chez les Grecs) qui est un égorgeur psychopathe en jupette de cuir. Et un looser puisqu’il se retrouve toujours du côté du plus fort quand ce dernier va embrasser la poussière. Il suffit de relire l’Iliade pour s’en persuader.

Ce n’est pas le modèle idéal !

Le terme Wu, en chinois, Bu, en japonais, désigne la bravoure. Le dictionnaire classique de la langue chinoise de l’Empereur Kang Hsi (Kangxi), excusez du peu, précise d’ailleurs « Wu, le brave, c’est celui qui peut faire cesser la violence sans,nécessairement, user de celle-ci ». Le caractère indique « faire cesser, arrêter » et une « lance à crochet, arme meurtrière » .  Cela correspond parfaitement et idéalement à notre terme « chevaleresque » impliquant le courage et la droiture. Et une certaine bienveillance « sauf si l’accord ne peut être mis ». Le Chevalier peut donc utiliser ses armes pour la bonne cause mais évite le recours à la violence.

Cette pratique, ou ces pratiques, s’élargit avec les pratiques de bien-être et d’éveil, incluant la méditation (étymologiquement « action centrée » – medius (au centre) axion (j’agis) – et ce que l’on nommait en Chine « les pratiques qui entretiennent la vie » (Yang Sheng Ya). On retrouve ce caractère « entretenir » (Yin) dans le Tao-Yin (daoyin) ou le Yi Yin Fa (techniques préparatoires d’entretien). Ainsi que la « pensée » chinoise et l’étude des classiques.

Nous nous retrouvons donc entre enseignants, praticiens, anciens, pratiquants, responsables associatifs de ces Arts Classiques du Tao afin de former, chaque année notre « Convention ».

Celle-ci regroupe désormais 127 Membres Enseignants et plus de soixante dix associations déclarées. Depuis 1993 elle aurait pu choisir de se nommer « Fédération » mais nous ne l’avons pas souhaité et nous ne le souhaitons pas car ce serait encore en ajouter à la pagaille actuelle dans ce domaine. Nous revendiquons notre autonomie et notre liberté d’association et  d’enseignement comme le garantit la Constitution de la Ve République.

Georges Charles
Membre Fondateur des Arts Classiques du Tao et de la Convention des Arts Classiques du Tao.
Shengren Daoshi (Maître Héritier en Titre) de l’Ecole San Yiquan.