Nouvel ouvrage : Chemin faisant – Entre Yijing et Wushu

Olivier Chouteau, Julien Debenat et Xavier Garnier.

Sur la photo, de gauche à droite, Xavier Garnier, avec l’Etoile Rouge, alias Shawei, au centre Olivier Chouteau, et à droite Julien Debenat.

Un mot de Georges Charles, alias Cha Lishi.

Ecrire est une chose, publier un ouvrage en est une autre. Cela fait déjà quelque temps, voire quelques années, que j’attendais la publication de l’ouvrage de mes trois Amis et frères de pratique et de recherche. Qu’on le veuille ou non, nous sommes avant tout des chercheurs. Hors cadre officiel bien évidemment. Et ce fameux ouvrage est enfin publié et paru. En vrai. J »ai désormais coutûme d’affirmer qu’entre le moment où je conçois un ouvrage, en l’occurrence un livre, et le moment où je ne suis pas payé de mes droits d’auteur, il se passe cinq ans. Je suis donc devenu très patient et quelque peu fataliste. J’ai du publier 28 ouvrages édités et vendus. l’an dernier l’URSSAF du Limousin, à laquelle j’appartiens, bien qu’habitant la Haute Normandie,  vu la disparition de l’Agessa, m’a dit avoir reçu en tout et pour tout 67 euros de droits d’auteur. Avec ça j’aurai pu aller manger chez Mc Machin en couple mais Martine, ma femme, avec laquelle je vivais depuis plus de 45 ans est disparue brutalement en 2023. Donc j’éviterai. Certains de mes ouvrages, épuisés, traînent sur Internet et sont proposés plusieurs centaines d’euros.

Et finalement, je suis bien content de pouvoir tenir en main « Chemin Faisant – Entre Yijing et Wushu ». Et content de pouvoir l’annoncer sur le site officiel des Arts Classiques du Tao. En précisant qu’un Coucou des Iles a pondu ses œufs dans le précédent site des Arts Classiques du Tao, qui a été mis en vente sans que j’en sois prévenu. On n’est jamais à l’abri de la friponnerie malfaisante.
Ma plus grande fierté est d’avoir pu inciter mes amis à prolonger leurs recherches, à s’impliquer dans la pratique, l’enseignement et la transmission et de nous apporter un témoignage de tout cela.

Et que ce témoignage ne soit pas simplement oral ou gestuel mais bel et bien littéraire.

Il représente donc le témoignage d’un parcours et d’une grande amitié. « C’est en parcourant le chemin que la voie se trace » expliquait déjà Zhuangzi (Tchouang Tseu) il y a plus de deux millénaires. C’est toujours du présent. Les Chinois, même d’il y a plusieurs millénaires sont toujours au présent. Les histoires du temps jadis type « Autrefois, les sages étaient comme ci et comme ça… », décrits par les facultatifs,  ne nous concernent pas. Il faut agir. Et il vaut mieux avoir des remords que des regrets. On a des remords d’avoir fait quelque chose et des regrets de ne l’avoir pas fait. Si on ne l’a pas fait cela demeure un projet, un « praujais », qui restera lettre morte. Si on a fait cela est simplement une « réalisation » donc l’action dans le réel. Et on peut donc l’écrire et le transmettre. Au bout de presque 70 années de pratique de l’art du combat, on comprend pratiquement que pro-jeter, soit « jeter devant » ne sert pas à grand chose si cette action n’est pas poursuivie par « autre chose encore ».  Et c’est là que commence véritablement l’action. C’est ce que rappelait Wang Yang Ming (Wang Shuren ou O’Yomei) (1472 1529), ancêtre de mon professeur chinois Wang Zemin (1909 2002).

Là, il y a donc réalisation, action dans le réel, et la lettre vit. Elle raconte l’itinéraire de trois amis dans un monde qui peut sembler très étrange à une majorité de nos contemporains, et j’ajouterai même et surtout Chinois ! Et une autre vision des choses où l’on comprend, où l’on admet, que le Yijing  (Yi King, I Tch »ing…) peut servir à autre chose que de choisir si on va aller manger un couscous ou une paella avec des potes. Si il répond « Il est avantageux de traverser la grande mer » on optera pour le couscous !  Et on aura probablement bien fait. Olivier s’était embarqué dans cette aventure il y a bien longtemps mais en tant que praticien et non en tant que théoricien. Il pratiquait le Yijing, et le pratique encore, comme on marche dans la forêt. Ce qui fut l’objet de notre rencontre dans les années 1980. D’autres, les théoriciens, tirent le Yijing comme on tire sur les palombes en essayant d’en tirer plaisir et profit. Et il finit par convaincre ses deux jeunes amis de le suivre dans cette voie.  Et il l’ont suivi et donc suivie. Jusqu’à se retrouver en Chine et y fonder une famille !

Mais tout cela ils vous l’expliqueront mieux que moi si vous suivez leur aventure.
Je vous souhaite bonne lecture et bonne compréhension. Littéralement « prendre en soi ».

 

 

Le plus pratique actuellement est de commander
cet ouvrage à l’association Chemin Faisant :
chemin.faisant@netcourrier.com

Pour la Belgique (où il réside !)
julien.debenat@gmail.com