Contenu du stage de Paulhac en Margeride : Initiation au Qigong du Tao
(Tao-Yin ou Daoyin)

« Avec le Tao-Yin prenez le temps de ralentir  »
Georges Charles .

Ce stage initiation au Qigong du Tao est ouvert à toutes et à tous et accessible quelque soit votre niveau de pratique ou même et surtout si vous ne pratiquez pas ! Il est justement organisé pour vous initier à la pratique et pour vous faire découvrir les fondements essentiels du Qigong et de l’Art du Poing mais également toute un pan de la culture chinoise ceci dans des conditions les plus favorables. Il s’agit avant tout de vacances de découvertes dans un environnement naturel !
Le but de ce stage est que vous puissiez rapporter chez vous un bagage technique et théorique vous permettant de continuer la pratique du Qigong du Tao chez vous, dans votre salon, dans votre jardin pour bénéficier de ses effets tout au long de l’année.

« Le Qigong n’est pas un simple rituel gymnique bêbête où il suffirait de monter le bras comme ceci ou comme cela, lentement,  en regardant sa main avec un sourire énigmatique et intérieur.  C’est la mise en harmonie du microcosme humain avec le macrocosme de la nature et, au delà, avec le Tao.
Le Tao-Yin c’est le Qigong du Tao ! »
Georges Charles.

Venez découvrir ce fait avec Georges Charles, pionnier de cette pratique en Occident. Il met à votre disposition près de cinquante années d’expérience dans son enseignement et sa transmission. Georges Charles a commencé à enseigner comme « coach » au Philadelphia Institute aux USA en 1969 puis a fait connaître cette pratique en France à partir de 1974.
Les cours dirigés :
– Chaque matin de 9H30 à 12H00
– Chaque après-midi de 15H30 à 18H00 pour le Stage « In »
Avant, pendant et après pour le Stage « Of » avec les « anciens » et enseignants des Arts Classiques du Tao. Dans un environnement naturel, rural et authentique de la Margeride en plein Gévaudan qui est la porte haute du Languedoc.

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La pratique du Qigong du Tao en extérieur dans le petit bois de Saint privat du Fau. Juste une question de temps !

Le temps passe, s’évapore et disparaît.
Plus vous courez après mieux il  s’échappe et finalement votre temps devient celui qu’on vous impose dans une espèce de course frénétique, il devient un temps commun, c’est le temps des autres et, finalement, il ne vous appartient plus.
Il faut donc s’approprier son temps et passer du commun au propre.
En quelque sorte il faut nettoyer le temps.

 

Ni le défoulement hystérique, ni le refoulement obsessionnel n’apportent de solution à ce qui devient une tendance maniaco-dépressive généralisée caractéristique de notre époque. Et, dans un certain sens, à la « veulerie en bande organisée » de la fuite en avant.

On ne peut non plus vivre en ermite. Une solution existe pourtant qui est issue de la sagesse millénaire chinoise. Elle consiste simplement à se réaproprier le temps donc à apprendre à prendre le temps. Non pas en permanence car ce serait contraire aux exigences de la vie moderne mais de temps en temps et, surtout, quand la nécessité s’en fait sentir.

Il ne sert à rien d’aller lentement quand tout va vite autour de soi mais il est par contre utile et efficace, à certains moments, d’apprendre à ralentir pour reprendre son temps. Son temps à soi.

Il s’agit alors d’un temps personnel, d’un temps qui vous est propre et qui est tout autre que le temps commun et que le temps du commun  qu’on vous impose partout. C’est un temps très particulier, comme un espace intermédiaire et intérieur, qui permet d’agir autrement avec cette efficacité, cette « vertu », qu’on reconnaît à certains maîtres orientaux. Mais en ne cessant pas, surtout, d’être soi-même.

Au contraire.

Plus on est soi plus ce temps particulier se manifeste. Nul besoin de gesticuler, de faire des grimaces, de pousser des cris ou de casser des planches, ni même de se déguiser en Chinois ou en Japonais du XVIIIe siècle pour parvenir à un résultat. Il suffit simplement d’apprendre à retrouver ce temps perdu et à le gérer rationnellement grâce à des règles essentielles que la nature n’a jamais démenti.

« La nature ne peut avoir un langage et la sagesse un autre » –  Juvenal

Ces règles essentielles sont contenues dans le Qigong du Tao  (Tao-Yin Qigong) qui contient l’essence de la sagesse du Tao, la voie de la sagesse en action.

Et les moyens de les appliquer dans l’Art du Poing (ce que l’on nomme vulgairement « art martial » en Occident ! – art chevaleresque pour Georges Charles – )  qui est, en réalité, une stratégie capable de s’appliquer à la vie de tous les jours et surtout à l’inatendu. Georges Charles, fort de 59 années de pratique ininterrompue et de près de 50 années d’enseignement, auteur d’une vingtaine d’ouvrages, de centaines d’articles, successeur en titre du Maître Chinois Wang Zemin et fondateur des Arts Classiques du Tao vous propose de les découvrir lors de ce stage d’initiation ouvert à toutes et à tous.

Il est l’un des rares Occidentaux, et non-Chinois, sinon le seul, à être officiellement reconnu en Chine comme le successeur direct (Shengren Daoshi) d’une lignée de Maîtres réputés dont la filiation remonte au Général Yue Fei (1103 1142). Ce fait, quelque peu extraordinnaire, est gravé dans le marbre de la stèle franco-chinoise du Mémorial du Xingyiquan de Shenzhou dans le Hebei.

Ses prédécesseurs directs ont pour nom Wang Zemin (1909 2002), Wang Xiangzhai (1885 1963), Guo Yunshen (1822 1902), Li Luoneng (1807 1888). Mais cette filiation remonte, en réalité, à Yue Fei (1103 1142) qui fut l’initiateur du Xingyiquan et fondateur de l’Ecole Liu He Yiquan (Poing de l’Unité et des Six Harmonies). Il fut le premier, au XIIe siècle, à utiliser le terme Yiquan qui fut repris, ensuite, par Wang Wiangzhai. Mais le Maître Wang Zemin fut également l’un des deux derniers disciples de Yip Man du Wing Chun auquel le cinéma a consacré plusieurs films. Excusez du peu.

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STAGE D’INITIATION

QIGONG DU TAO ET ARTS CLASSIQUES DU TAO

Etre  bien pour être soi ! GC

Pourquoi les Arts Classiques du Tao ? Parce qu’il s’agit d’un terme générique regroupant plusieurs pratiques dont les noms chinois sont  intraduisibles. Noms chinois qui étaient encore inconnus en Chine il y a quelques décennies et qui, pour la plupart, sont issus de la diaspora Nord Américaine et exclusivement destinés à l’exportation.

A tel point que la plupart d’entre eux sont transcrits de manières différentes comme Gongfu, Kung-Fu, Kong Fou, Cong Fou ou Qigong, Chi Kung, Tchi Kong, Kikong sans parler du Taijiquan alias Tai Chi Chuan, T’ai K’i K’iuan, Taidji Chuan…Et il ne s’agit encore que des transcriptions et non pas des traductions qui sont pour la plupart fantaisistes ou du moins plus qu’approximatives.

Entre le Poing du Grand Faîte, la Boxe Ultime, Le Poing du Tao, la Danse des Ombres, la Danse des Ondes et cinquante autre métaphores sympathiques même Confucius y perdrait son latin !

tao-yin_caract1Les caractères chinois Tao Yin ou Daoyin suivant deux transcriptions EFEO et Pinyin Zimu.

En japonais cela se lit Do In. Et cela signifie « souffle-compétence » ou « énergie-pratique » mais cela représente surtout une pratique de bien-être, de santé et d’éveil.

L’Art on sait que ce n’est pas du sport, ni de la castagne ou du crépage de chignon ni du cassement de gueule fut-il ritualisé. Classique est une référence à ce qui est classique comme un costume classique, comme la musique classique, comme la danse classique, comme la littérature classique.
C’est classique !
Mais sans nécessairement enfermer ce classique dans des dogmes d’une époque révolue.
Le classique est ce qui s’adapte mieux à la modernité et échappe aux phénomènes de mode.

Le Tao.
On devrait d’ailleurs dire simplement Tao sans lui donner de genre.
Est-il réellement nécessaire de traduire Tao ? Traduit-on Dalai Lama ? Traduit-on Bouddha ? Traduit-on Yin Yang ? Traduit-on Dieu ?

Jadis, en Chine ces diverses pratiques se seraient retrouvées sous le vocable particulier de « Yang Sheng Fa » ou « Méthodes qui permettent d’entretenir la vie » tandis que le Dao Yin est ce qui permet « d’entretenir (faciliter l’action du) le Tao ».

Et on aurait constaté qu’elles visaient à entretenir la forme (Xing) à entretenir le mouvement (Dong) à entretenir la circulation (Jing), à entretenir le souffle (Qi) et à entretenir l’esprit(Shen).

Yang (entretenir, nourrir) Xing (Forme), Yang Dong (Mouvement), Yang Jing (Liquides), Yang Qi (Souffles), Yang Shen (Esprit(s) – Entretenir la forme, entretenir le mouvement, entretenir la circulation, entretenir le souffle, entretenir l’esprit c’est  entretenir et faciliter la vie -.
Mais vous voyez bien que dès qu’on pénètre dans la chinoiserie cela se complique un peu !

N’est-ce pas ?

Notez simplement  qu’en Occident on a une compréhension assez semblable mais légèrement inversée. Quand ça bouge plus, que ça respire plus, que ça circule plus et qu’il n’y a plus d’activité cérébrale on constate le décès. Ce sont deux visions quelque peu différentes. Tournons nous donc  vers le mouvement de vie et non le certificat de décès !

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La vision chinoise de l’entretien de la vitalité grâce à la Posture de l’Arbre. Planche du XIIIe siècle sur la méditation Tao-Yin dans la nature. L’Etoile Polaire « Tai Yi » c’est la Grande Unité Céleste.

« Le praticien du Tao est adossé au Yang (la Montagne) et embrasse le Yin (la Vallée ou l’Abime), il harmonise les espaces médians » On note la présence de « nuées bienfaitrices » (Ze) dans la montagne ainsi que celle d’un arbre.

A gauche et à droite, en bas, le rocher (petite montagne) et le buisson (petit abre) qui s’opposent à la Montagne et à l’Arbre, comme dans une diagonale, symbolisent les forces alchimiques du « Tigre Blanc » et du « Dragon Vert » . Dans le ciel le Boisseau (Teou) ou la « Grande Ourse » désigne l’Etoile Polaire (Tai Yi) ou « Axe pivot central du Ciel » vers lequel se praticien se tourne pour en recevoir l’énergie authentique ‘Zheng Qi » par les mains et par le point inter-sourcillier (Yintang – le Palais du Silence). Il s’agit bien là d’une « méditation active » !

Il est question d’harmoniser microcosme et macrocosme. Et pour ce faire pas la peine de rester assis à rien faire !
Tchouang Tseu (Zhuangzi), l’un des Maîtres du Tao explique en effet :

 » C’est en marchant que la voie est tracée. La juste mesure permet la pratique, la pratique amène un résultat, le résultat représente le succès. Parvenir au succès est proche du Tao. Il faut affirmer ce fait ».
Zhuangzi – Tchouang Tseu L’Oeuvre complète II. Philosophes taoïstes 1. NRF Gallimard La Pléiade page 97.

Donc les Arts Classique du Tao c’est simplement un mouvement de vie.
On aurait pu prendre le meilleur de tout et soigneusement mélanger mais on a conservé le principe de chaque pratique afin de vous la restituer comme une essence précieuse. Lorsqu’on mélange le meilleur Bordeaux avec le meilleur Bourgogne avec le meilleur Champagne avec le meilleur Rioja avec le meilleur Montepulciano on obtient le pire pinard qui soit.

Chacun de ces vins se boit différemment même et surtout si on les consomme au cours d’un même banquet.

Il en va de même pour la pratique, on ne peut pas tout mélanger et il faut savoir faire des choix.
Et Georges Charles, en ce domaine, avec son expérience de près de soixante années de pratique, est comme un sommelier qui sait effectuer le choix qui convient tant au moment qu’à la personne. C’est justement l’avantage de l’expérience on pourrait dire de la sapience. La sapience de celui qui a su gouter la pratique pendant toutes ces années.

Et si il suffisait de mettre un bras en l’air comme-ci ou comme-ça avec un sourire énigmatique et intérieur pour conserver la santé ou découvrir l’éveil ou la sagesse cela se saurait.

Quand même !

Il s’agit d’une démarche « entière » * (le global fait quelque peu enfermé !) qui envisage l’Etre Humain dans son environnement. Mais d’une démarche qui, également,  ne s’oppose pas nécessairement aux réalités de notre monde actuel.

* J’ai consciemment choisi ce terme d’entier car le terme global nous enferme justement comme une mouche dans un globe ou comme un poisson dans un aquarium.- Le terme général évoque les étoiles mais non celles qui sont dans le ciel puisqu’elles sont sur la manche ou sur le képi de militaires de haut rang qui seront toujours, et heureusement, aux bottes des politiciens.

– Le terme total évoque une odeur d’essence donc de pollution. Avez vous remarqué comme une simple mobylette qui passe dans un sous-bois devient plus intolérable encore qu’un embouteillage vespéral sur le périphétique parisien ?

– Universel évoque le très restreint au franco-franchouillard de certaines colles « universelles » qui ne colle plus grand chose, par principe de précaution, ou des droits « universels » à géométrie variable qui cessent d’exister une fois passée la porte du commissariat, ou une couverture médicale « universelle » qui ne couvre pas grand chose sauf la misère. Non l’universel est beaucoup trop restreint pour nous satisfaire ! Et l’univers n’est il pas « une chiure de mouche sur la sandale du Bouddha » ?
Et, d’ailleurs, pourquoi limiter à l’unique ?  Universel. Pourquoi pas le multiversel ou le pluriversel ?

– Naturel évoque maintenent un label commercial destiné à nous vendre de l’industriel, du quantitatif frelaté par la publicité mensongère d’un poulet fermier qui n’a jamais vu ni une cour de ferme, ni une fermière, ni un chien de ferme mais une sorte de stalag d’où il se sortira, à poil donc sans plumes, qu’en barquette mais décoré comme un poilu de Verdun.

– Holistique, de l’anglo-saxon whole donc entier, serait sympathique si il n’évoquait justement le « nouille-âge » (New-Age) où on a pris le meilleur de tout pour aboutir souvent au pire de rien du tout sinon une ragougnasse mystico-gélatineuse.

Je préfère Zhuangzi, ou Tchouang Tseu si vous préfèrez, qui évoque « l’entier d’un bois brut comme celui de la poutre faitière (Taiji)  »

Ou à tout prendre « le cheval entier qui sied au chevalier » (Le Chevalier à la Rose) et non la Rossinante de Don Quichotte.

GC.

 

Qigong du Tao (Tao-Yin Qigong) ou Gymnastique énergétique du Tao

LE QIGONG DU TAO  (Tao-Yin Qigong)  (Daoyin ou Do In)  : Le stage s’articule autour d’une pratique essentielle et plus de deux fois millénaire en Chine puisque la fouille du tombeau de la Marquise de Dai à Mawangdui, effectuée en 1972, atteste de la présence en 192 Av. J.C. de techniques gymniques et énergétiques destinées à renforcer la santé et à prolonger la vie.

Ces techniques sont décrites dans un rouleau de soie nommé Daoyin Tu (Traité du Yao-Yin ou Daoyin – ce qui est par ailleurs la transcription occcidentale du chinois alors que les mêmes caractères se lisent Do In dans la transcription japonaise). Une quarantaine de personnages y sont figurés dans diverses postures avec, à côté, de chacun d’entre eux un organe et parfois un son.

Deux de ces personnages pratiquent d’ailleurs avec un bâton.

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Reproduction du Traité de Daoyin Tu (200 Av. Jc). C’est du développement durable !

Mais il existe un contexte spécifique à la pratique de ce Tao-Yin qui consiste à prendre en compte la posture mais aussi le mouvement, la respiration, la sensation et des images-symboles particulières que l’on retrouve dans les grands classiques de la Chine (Yijing, Daodejing, Zhuangzi, Liezi, Wainanzi…).

C’est ce contexte spécifique qui confère l’efficacité, la vertu (comme celle d’une plante médicinale !) à ces techniques. Et c’est justement ce que nous proposons de découvrir pandant ce stage initiation. Il est quasi impossible de définir le terme Qigong (littéralement « souffle-compétence » !) mais il s’agit de petit à petit et de peu à peu non de « maîtriser » mais de régulariser l’énergie interne. On ne maîtrise pas un Tigre ou un Dragon ! Inutile de se munir d’un fouet et d’un tabouret, on va procéder très paisiblement, calmement, et apprivoiser cette énergie interne et s’en faire non un adversaire mais un allié. Prendre conscience de la circulation de cette énergie interne, la régulariser, la faire circuler et apprendre à l’utiliser est le but de cette pratique. Le moyen est justement le Qigong du Tao (Tao-Yin Qigong – Do In en japonais),  qui devient alors un outil exceptionnel de réalisation personnelle dans le domaine du bien-être, de la santé mais également de l’éveil. C’est aussi la porte vers l’Alchimie Interne (Neidangong) des praticiens du Tao !
Cette « alchimie interne » a simplement pour but de transformer ce qui est grossier en quelque chose de subtil et surtout d’utile.

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Les caractères chinois pour « Qigong » ou « Chi Kung ».

A gauche l’énergie (de la vapeur qui s »élève au dessus du blé ou du riz qui cuit lentement. A droite ce qui désigne le savoir faire, la compétence, l’oeuvre qu’on réalise.

On retrouve ce dernier caractère dans Gongfu ou Kung-Fu : l’Etre réalisé dans son oeuvre.
Certains y voient aussi une équerre et un compas ce qui est une vision symbolique des choses !

 

L’Art du Bâton énergétique de la Marquise de Dai

LE BATON EST CE QUI RELIE L’ETRE HUMAIN ET LA NATURE DONC A SA NATURE

Comme on le voit sur la planche du Daoyin-Tu deux personnages pratiquent la gymnastique énergétique avec un bâton. Le bâton est un outil exceptionnel qui permet de mieux règler le travail corporel, en prenant, par exemple, la mesure des « points de contrôle de l’énergie » (qui correspondent à certains points utilisés en acupuncture).

Le Bâton de la Marquise de Dai, la pratique énergétique du Tao-Yin et l’acupuncture

Il sert de point d’appui aux étirements, aux rotations et permet, sans qu’on s’en rende trop compte, de renforver les muscles et les tendons et d’acquérir de la vigueur dans un « jeu » intelligent qui consiste à retrouver l’essence des « Cinq Eléments ».

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Georges Charles (3eme à gauche) pratique depuis 1958.

Ici à la Montagne Sainte Geneviève sous la direction de Henry Plée en 1962. Henry Plée, décédé en août 2014 est le seul Occidental à avoir obtenu le 10eme Dan de Karaté (Karatedo) au Japon ! Au fil des ans il était devenu l’ami de Georges Charles et ils échangeaient, encore peu de temps avant sa disparition, une correspondance qui sera un jour publiée. C’est aussi du développement durable !

 

Faites le calcul : Georges Charles a commencé à pratiquer en 1958 :  59 années d’expérience en la matière.
En 2018 il fêtera ses soixante années de pratique.

Le bâton est  également exceptionnel dans la pratique de la coordination et permet d’opérer une liaison rapide entre le corps, le mouvement, l’intention et l’esprit. C’est également renouer avec une pratique plusieurs fois millénaire qui met l’Etre Humain en contact direct avec son environnement et la nature puis le Tao. La Bâton est un médiateur entre le concrêt et le subtil, entre le matériel et le symbolique.

Ce n’est pas sans raison qu’il représentait dans toutes les sociétés traditionnelles le plus bas et le plus haut niveau dans la hiérarchie, donc l’initiation et l’aboutissement : le pélerin et son bâton avec la Coquille de Saint Jacques mais aussi le Pape avec sa Crosse ; le bâton du sergent de ville mais également celui du Bâtonnier de Justice qui était le Garde des Sceaux ; le bâton de la bergère ou du vacher mais également le Bâton magique, ou merveilleux, de Merlin ou de Moïse sinon celui de la Fée Morgane.

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En 1900 les jeunes filles pratiquaient l’art du bâton…à la suédoise !
Mais, en réalité la « Gymnastique suédoise » est née en Chine.

Au travers de mouvements simples et d’enchaînements de base c’est le moyen idéal de redécouvrir, avec plaisir puis souvent avec passion, un autre monde entre celui de l’enfant et celui du sage.

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Wang Yang Ming (1472 1529) fait face aux eunuques de l’Empereur. Wang Yang Ming, philosophe et homme d’action est l’ancêtre de Wang Zemin (Wang Tse Ming) (1909 2002) qui transmit son savoir à Georges Charles. Ce dernier est donc son successeur et leur successeur.

L’art du Bâton est aussi un art chevaleresque.

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On observe une certaine continuité dans la pratique du bâton ! Daniel Fagès Enseignant des Arts Classiques du Tao à Miramas. Tao du « Bâton qui rebondit » de la Mante Religieuse des Sept Etoiles (Paulhac 2014).

L’Art du Bâton s’est transmis au sein du Clan Wang de Yue, d’où était issu Wang Zemin (1909 2002) sans interruption depuis Yue Fei (1103 1142). Wang Zemin avec lequel Georges Charles étudia dix année était un descendant de Wang Yang Ming et reçu cet héritage familial exceptionnel tant chevaleresque que philosophique.

Wang Zemin, lui-même, étudia sous la direction de deux des Maîtres authentiques les plus connus de la Chine contemporaine : Wang Xianghai et Yip Man. C’est une pratique actuellement sans aucun danger puisque « l’autre » est d’abord le bâton, qui devient vite un ami puis le « partenaire » avec lequel on échange puis on se perfectionne.

 

Art du Poing de la Chine Ancienne

LE POING, DANS LA CHINE TRADITIONNELLE, EST SYMBOLIQUEMENT LA PLUS HAUTE EXPRESSION CORPORELLE.

« Ce geste qui surpasse la parole n’est autre que le rite. Tradition, pensée et pratique s’unissent et s’explicitent par le rite. Influencés par l’opposition classique du corps et de l’esprit qui structure toutes nos représentations, nous comprenons difficilement qu’un simple geste rituel, qu’une simple posture puisse constituer l’un des plus hauts lieux de la pensée ».
dans Yu Dan – le bonheur selon Confucius – Belfond

  • Descartes dit « Je pense donc je suis ! »
  • Confucius dit « Je pense donc j’agis ! »
  • Zhuangzi dit « Pas la peine de penser pour être ! »
  • Wang Yang Ming dis « Dans le doute, agis ! »
  • Wang Zemin : « Il y a une seule raison pour agir et dix mille pour ne rien faire. Agir est donc facile ».
  • « Etre suffit ». GC.
  • « Il suffit d’être ! »… « et surtout d’agir! » G.C.

A une époque où il est bon de se prétendre Zen pourquoi ne pas, justement, découvrir, ou redécouvrir, ce que furent les bases essentielles de l’ancêtre du Zen, le Chan dans ce qu’il a de plus classique puisque ces fondements de l’Art du Poing de la Chine Ancienne proviennent du fameux Monastère de Shaolin où le Moine Bodhidharma (Daruma, Da Mo, Putitamo…) prit refuge en 504 de notre ère pour, justement y transmettre le Dhyan qui deviendra le Chan (donc plus tard le Sôn en Corée et le Zen au Japon !) et qui consistait alors en une pratique dynamique permettant de pratiquer sereinement.  Avant la méditation assise. Dhyanâ précède Asana ! – L’action précède l’assise !

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Bodhidharma l’initiateur du Chan, donc du Zen. Il est d’ailleurs assis dans une posture qui rappelle celle de Guanyin ou Kuan Yin (Kwannon) la Déité (Pusa) de la Miséricorde qui est Avalokitesvara ou Aryavalokitesvara en sanscrit donc aux Indes.

La vision « Zuo Chan » ou « Assise paisible » ! Il n’a pas de bâton mais un roseau à la main. Dhyan en sanscrit signifie simplement « agir centré », donc avec conscience et plus particulièrement avec la « conscience du Centre ». Le Dhyan indien est devenu le Chan chinois, le Sôn coréen et enfin le Zen japonais !

Mais il s’agit, avec des moyens différents inhérents à ces civilisations, de « méditer » donc d’agir centré. Méditation signifie donc littéralement « Agir Centré », de medius au centre et de ation, donc axion ou action, agir. En Chine, le terme Chan désigne une pelle permettant de nettoyer et d’aplanir un terrain avant d’y pratiquer un rituel. Ou la méditation.

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Bodhidharma et la Pelle Chan qui permet d’aplanir et de nettoyer le terrain où va se dérouler le rituel de l’assise, donc de l’action centrée, la méditation.

En effet le caractère Chan (Méditation Centrée) en chinois désigne la pelle rituelle des bouddhistes qui permet de nettoyer et aplanir le terrain sur lequel un rituel va s’accomplir. Parce que « On trébuche plus souvent sur une taupinière que sur une montagne (Shan en chinois) »

Bon, désolé, il ne ressemble pas à un culturiste Turc, Bodhidharma !

En Inde le terme asana désignait un siège ou une assise que l’on proposait à la Divinité que l’on souhaitait honorer par ce rituel.  Donc l’assise, le siège, est devenu posture (assise).

On distingue donc deux types de méditations, et ceci depuis plusieurs millénaires, la méditation dite active, ou debout qui se dit simplement Dhyana en sanscrit mais qui est devenue le Zhan Chan en Chine puis le Ritsu Zen au Japon et la méditation dite passive ou assive, Dhyana Asana en Inde, Zhou Chan en Chine, Za Zen au Japon.

Mais, étrangerment la version « active » de la méditation, pourtant initiale puisqu’elle précédait l’assise, est peu à peu disparue des écrans radars pour se confondre avec un peu tout et n’importe quoi.

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Une autre vision de Bodhidharma ! Il n’est pas assis mais debout sur une branche de roseau.

Il est réveillé et porte un magnifique « bâton-Dragon » avec une gourde d’immortalité. Donc un peu taoïste ! Mais c’est pas une estampe pour les Occidentaux et « leur » Zen ! Il n’est pas là pour vous endormir.

Notez la main gauche dans la position de « Par ce Signe tu vaincras ! » (In hoc signo vinces) ou « L’homme Immortel montrant le Chemin », signe chevaleresque s’il en est un.
Bodhidharma montre la voie qui est, par ailleurs « la souplesse du roseau ».

Concernant la Chine et le Chan il s’agissait pourtant bel et bien, avec Bodhidharma, de l’Art du Poing qui provenait lui-même des pratiques indiennes des Kshatriyas, caste des Chevaliers, de laquelle il était issu étant le fils du Roi de Sughanda dans le sud de l’Inde ce qui correspondrait actuellement à la Province du Kalari.

Il est quand même étrange, à l’heure actuelle, que des pratique religieuses proches d’une magie liée à le quête du pouvoir (Y compris des concerts lucifériens !), fut-il spirituel ou intemporel, n’étonnent personne alors que cet art du point fait peur comme si le fait de posséder un couteau de cuisine incitait à aller égorger ses voisins !

N’ayez pas peur !

L’Art du Poing permet justement de s’assagir et de prendre un peu de recul vis à vis de la violence sous toutes ses formes plutôt que de la nier ou de la passer sous silence.

L’Etre humain contient en lui ce potentiel de violence et de destruction qu’il convient, au contraire, de canaliser, d’utiliser  et de transformer pour construire un système pacifique mais qui ne soit pas basé sur le renoncement ou la lâcheté, la fameuse « veulerie en bande organisée »,  mais au contraire sur la conscience et la présence d’une force de rectitude.

Il s’agit, comme en Alchimie, d’obtenir une transformation, ou une transmutation de ce qui est le plus grossier (le fait de mettre son poing dans la gueule de quelqu’on parce qu’on n’est pas d’accord avec lui est le degrè zéro de l’humanité !) vers ce qui est le plus subtil.  C’est la « métamorphose en soi de la violence » dont parlait le regretté feu Jean Daniel Cauhépé qui fut, jadis, le « sempaï » (celui qui était là avant, donc l’ancien…) de Georges Charles dans les pratiques japonaises et qui est, à l’instar de Henry Plée, devenu son ami.

C’est cette « rectitude » chevaleresque, cette droiture,  qui est présente dans l’Art du Poing et non une quelconque recette pour casser des planches. Comme disait justement Bruce Lee, alias Li Xiaolong (Li le Petit Dragon) « On est rarement attaqué par une planche ! ».

Retrouver et conserver un équilibre physique, émotionnel, psychique et moral est plus important que de savoir (et de pouvoir !) jeter quelqu’un par terre. Ce qui n’empèche pas l’étude de techniques qui peuvent se révèler très efficaces si le besoin s’en faisait sentir.

Georges Charles vous propose à la fois une découverte extérieure (ou externe) et un voyage intérieur dans ce monde si particulier de la pratique et de la transmission.

Au cas ou vous ne le sauriez pas encore (!)  il est, à ce jour, le seul occidental, et probablement non-Chinois, à être reconnu, en Chine, comme successeur direct en cinquième génération d’une branche importante de la pratique de l’Art du Point, le Xingyiquan. Ce fait est gravé dans le marbre de la stèle franco-chinoise du Mémorial de Li Laoneng à Shenzhou dans le Hebei. Le Xingyiquan représente, avec le Taijiquan (Tai Chi Chuan) et le Baguazhang (Pa Koua Tchang) l’un des trois styles internes majeurs de la Chine et a été reconnu en 2009 comme « Trésor immatériel et spirituel de la Chine ».

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